18.10.17

16.10.17

JEAN ROCHEFORT
9.10.2017

14.10.2017

MOGADISCIO



Samira Bellil est une rescapée. 

Adolescente, elle a été victime de plusieurs viols collectifs que l'on nomme aujourd'hui des «tournantes». Rongée par la culpabilité et le dégoût, détruite par l'ostracisme de sa famille et les rumeurs dans son quartier, elle se réfugie dans la drogue et l'alcool.

Son témoignage coup de poing dévoile la violence sexuelle qui s'est instituée et banalisée dans des cités et des banlieues où tout se réduit à des rapports de forces et de domination. Dans un tel environnement, la torture que subissent les filles est non seulement physique mais également morale : réputation brisée, honte et humiliation sont leur lot quotidien.

Ce livre, qui intervient au terme d'une longue thérapie, est pour elle le moyen de laisser une trace de son histoire et de venir en aide à ses «frangines», victimes, comme elle, du pire des crimes. Pour briser la loi du silence.

* Mojo, motto, life *

Birthday presents from the best 

Season of the witch, 2017


Grown ass woman, 2017


L'île, 2017

15.10.17






13.10.17

12.10.17



8.10.17

7.10.17

6.10.17

24.9.17


18.9.17

17.9.17


Valérian et la Cité des mille planètes, 2017

16.9.17

14.9.17


Hôtel Chevalier - The Darjeeling Limited, 2007

11.9.17


The Darjeeling Limited, 2007

10.9.17

7.9.17


1995
2004
2013


Before Midnight, 2013

5.9.17


Grease, 1978

4.9.17

3.9.17

2.9.17

1.9.17

Interview de Fanny Ardant, Marie Claire, septembre 2017 (extrait)


Avez-vous voulu vous marier un jour ?

Non. J’ai toujours pensé que les grandes passions étaient clandestines.

Le grand amour est une subversion ?

J’ai surtout un problème avec la société. J’ai toujours pensé que le regard de la société est dangereux pour l’individu. La société est intéressante pour la provoquer. Mais il faut s’en éloigner, faire des allers et retours. Et en même temps, je suis contradictoire, car je crois qu’il n’y a rien de plus beau qu’une famille.

(...)

Moi qui suis asociale, quand je vais très, très mal, je compte beaucoup sur l’Autre, avec un grand A. N’importe qui peut m’inviter, je dirai oui tellement je sais que le salut viendra de l’Autre.

(...)

Parmi les choses que j’aime le plus dans la vie, il y a les vraies conversations. A quoi bon se voir si c’est pour ne rien dire d’intéressant ? J’aime que quelqu’un agrandisse ma vision des choses, quand on peut revenir sur une idée préconçue. C’est ça que j’attends ; qu’on me parle.

(...)

Dans la mémoire collective, Staline c’est la terreur. Mais dans nos démocraties, tout le monde subit un pouvoir, des gens se suicident au travail. Que devient-on devant ce pouvoir ? On s’agenouille ? C’est pour ça que j’aime les personnes très âgées. Leur plus grande qualité c’est l’insolence, plutôt que de se faire pardonner d’exister ou de rentrer dans le rang.

(...)

Les seules lois qui resteront valides ce sont les lois bibliques : « Tu ne tueras pas, tu ne voleras pas... » La jalousie, la vengeance, tout ce qui est primitif, n’évolue pas. Il n’y a pas de progrès dans les sentiments !

(...)

Je comprends l’ivresse, cette tentative d’atteindre quelque chose. Et je comprenais l’alcoolisme mondain. On peut arriver quelque part et être plombé. Un château-margaux — dans le meilleur des cas ! J’ai plus d’attirance pour l’alcoolique que pour celui qui va à la salle de sport. 

30.8.17


29.8.17

Lorsque je le vis absorbé par la conversation et que je fus convaincue que je pouvais examiner sans être observée moi-même, je ne tentai plus de me contenir ; je détournai mes yeux de mon ouvrage et je les fixai sur M. Rochester ; je trouvais dans cette contemplation un plaisir à la fois vif et poignant ; aiguillon de l’or le plus pur, mais aiguillon de souffrance ; ma joie ressemblait à l’ardente jouissance de l’homme qui, mourant de soif, se traîne vers une fontaine qu’il sait empoisonnée, et en boit l’eau néanmoins comme un divin breuvage. (…)
h
Je n’avais pas voulu l’aimer ; j’avais fait tout ce qui était en mon pouvoir pour repousser de mon âme ces premières atteintes de l’amour, et, dès que je le revoyais, toutes ces impressions se réveillaient en moi avec une force nouvelle. Il me contraignait à l’aimer sans même faire attention à moi.


Charlotte Brontë, Jane Eyre, 1847
Il est vain de dire que les hommes doivent être heureux dans le repos : il leur faut de l’action, et, s’il n’y en a pas autour d’eux, ils en créeront ; des millions sont condamnés à une vie plus tranquille que la mienne, et des millions sont dans une silencieuse révolte contre leur sort. Personne ne se doute combien de rébellions en dehors des rébellions politiques fermentent dans la masse d’être vivants qui peuple la terre. On suppose les femmes généralement calmes : mais les femmes sentent comme les hommes ; elles ont besoin d’exercer leurs facultés, et, comme à leurs frères, il leur faut un champ pour leurs efforts. De même que les hommes, elles souffrent d’une contrainte trop sévère, d’une immobilité trop absolue. C’est de l’aveuglement à leurs frères plus heureux de déclarer qu’elles doivent se borner à faire des poudings, à tricoter des bas, à jouer du piano et à broder des sacs.

Charlotte Brontë, Jane Eyre, 1847

Chausey, août 2017